‹ Fables de Krilof; tr. en vers françaisChapitre 11 sur 161 · PREFACE. XVII · texte numérisé non relu

PREFACE. XVII

il était désireux de connaître la vie des Russes de Tintérieur, et il saisit avec empressement l'occasion qui lui était offerte.

к Cette époque, dit AI. de Saint-Julien', fut décisive dans la vie de Krilof ; son séjour dans une des provinces les plus centrales de l'empire allait enfin donner l'éveil aux qualités originales de son génie. La vie de campagne, ou plutôt de solitude, succédant à la vie bruyante et officielle des villes, ne pouvait manquer de laisser une forte trace dans cette nature sympathique , dès longtemps préparée aux impressions populaires. Krilof avait autrefois vécu parmi le peuple ; il en avait retenu le langage pittoresque, la physionomie si pleine de naïve et spirituelle finesse. Mais il est permis de croire que ces premières impressions se seraient affaiblies ou auraient même complètement disparu, si son séjour à Zoubrilovka, terre du prince Galitzin , n'était venu les raviver et les renouveler. »

Le long séjour que fit Krilof au milieu des domaines du prince eut pour lui un double avantage : tout en lui facilitant l'étude du caractère et des mœurs de ces moïKjiks qu'il devait retracer avec

1 Dans une excellente notice littéraire sur Krilof, Revue des Deux-Mondes du 1^'' septembre 1852.

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