‹ Fables de Krilof; tr. en vers françaisChapitre 17 sur 161 · PREFACE. XXV · texte numérisé non relu

PREFACE. XXV

En 1840, il quitta définitivement le service, abandonna le logement qu'il occupait à la Bibliothèque impériale, et alla s'établir dans une des lies de la Xéva. Sa pension fut alors portée à prés de douze mille francs. Sans renoncer au monde, il se montra beaucoup moins que par le passé dans la société , et il ne parut même plus que très-rarement au club anglais , dont il était un des plus anciens et des plus fidèles habitués.

Son embonpoint, qui était devenu excessif, et dont il était le premier à plaisanter, faisait, pour lui, du moindre déplacement une fatigue, et, malgré sa sensualité excessive, il se voyait forcé de refuser les plantureux dîners auxquels il était chaque jour convié. Comme la Fontaine, il se bornait à se laisser vivre; comme lui aussi, il aimait plus volontiers à vivre chez les autres ; mais , pour échapper aux invitations, qui n'étaient plus pour lui qu'une cause de mauvaise humeur, par l'impossibilité où il se voyait d'y répondre , il résolut de s'éloigner tout à fait du centre de la ville, et se fit bâtir une petite maison à l'extrémité du vieux Pétersbourg, dans un endroit où il pouvait jouir d'une vue agréable. Malheureusement, il n'eut pas le temps de l'habiter. A la suite d'un dernier excès de table, qu'il crut pou-

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