‹ Fables de P. Lachambeaudie (volume 2)Chapitre 142 sur 428 · L'AMOUR PIQUÉ PAR UNE ABEILLE · texte numérisé non relu

L'AMOUR PIQUÉ PAR UNE ABEILLE

Amour jouait parmi les fleurs ; Il fut piqué par une abeille.

Jamais une douleur pareille Ne lui fit verser tant de pleurs.

« Ma mère, dit-il, je me meurs. »

Il court, trépigne, se désole.

Vénus l'embrasse, le console, Et, souriant, elle lui dit :

« Si d'un aiguillon si petit Tu ressens des douleurs mortelles, Combien plus doit souffrir un cœur Poursuivi par ton œil vainqueur, Percé par tes (lèches cruelles ! «

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