L'AMOUR PIQUÉ PAR UNE ABEILLE
Amour jouait parmi les fleurs ; Il fut piqué par une abeille.
Jamais une douleur pareille Ne lui fit verser tant de pleurs.
« Ma mère, dit-il, je me meurs. »
Il court, trépigne, se désole.
Vénus l'embrasse, le console, Et, souriant, elle lui dit :
« Si d'un aiguillon si petit Tu ressens des douleurs mortelles, Combien plus doit souffrir un cœur Poursuivi par ton œil vainqueur, Percé par tes (lèches cruelles ! «