‹ Fables de P. Lachambeaudie (volume 2)Chapitre 172 sur 428 · FAIM · texte numérisé non relu

FAIM

L'honneur de la forêt prochaine.

Il faisait, à part soi, ce beau raisonnement i « Si les pins tendres fleurs y viennent sans obstacle, Quelques arbres aussi, ce n'est pas un miracle,

1 grandiront, assurément, b Qu'arrive-f-il? Bientôt, faute d'air et d'espace, La moitié sèche et meurt, le reste dépérit.

Le plus haut chêne ne dépasse Le plus humble rosier qui près de là fleurit, lii seul, favorisé par sa forte nature. Fait éclater le vase, impuissante ceinture, Et. plus tard, jusqu'aux cieux s'élance triomphant.

Trop souvent parmi nous on élève l'enfant

Dans une sphère étroite, en un cercle étouffant.

A se développer comme la tige est lente!

On perd, dans sa prison, la force et la beauté!

Au corps, à l'âme, au cœur, ainsi qu'à toute plante.

Frères, il faut l'espace, il faut la liberté !

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