‹ Fables de P. Lachambeaudie (volume 2)Chapitre 45 sur 428 · LES GRENOUILLES ET LES NUAGES · texte numérisé non relu

LES GRENOUILLES ET LES NUAGES

C'était un soir d'été ; d'électriques nuages, Apportant dans leur sein l'ouragan destructeur,

Partout répandaient la terreur.

Les grenouilles soudain, au fond des marécages.

De leurs coassements font retentir les airs. « C'est choisir à propos l'heure de vos concerts! Leur dit un campagnard ; osez-vous, inhumaines, Chanter quand les torrents vont ravager nos plaines? — Oui, nous chantons, en vérité, Car l'ouragan par vous si redouté Doit de flots bienfaisants enrichir nos domaines. »

Ainsi toujours quelqu'un sait exploiter pour lui Les désastres publics, la commune détresse ;

Ainsi dans les larmes d' autrui Quelqu'un trouve toujours des sujets d'allégresse.

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