‹ Fables de P. Lachambeaudie (volume 2)Chapitre 99 sur 428 · LA MÈRE, L'ENFANT ET LE VIEILLARD · texte numérisé non relu

LA MÈRE, L'ENFANT ET LE VIEILLARD

« Vois ce vieillard là-bas, sur le bord du chemin ; Va, mou fils; jusqu'ici conduis-le par la main; De ta voix la plus douce apaise sa souffrance : La vieillesse sourit aux grâces de l'enfance. » L'enfant part; mais bientôt revenant sur ses pas : « Mère, il ne souffre point, puisqu'il ne pleure pas; Car. moi, toutes les fois que j'ai du mal, je pleure. — Retourne à lui, mon fils; amène-le sur l'heure;

Je veux connaître ses besoins.

Son regard soucieux, son front ridé qui penche, Voilà de ses ennuis d'infaillibles témoins... Crois-moi, si par des pleurs la douleur ne s'épanche,

Mon fils, on n'en souffre pas moins. »

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