LA MÈRE, L'ENFANT ET LE VIEILLARD
« Vois ce vieillard là-bas, sur le bord du chemin ; Va, mou fils; jusqu'ici conduis-le par la main; De ta voix la plus douce apaise sa souffrance : La vieillesse sourit aux grâces de l'enfance. » L'enfant part; mais bientôt revenant sur ses pas : « Mère, il ne souffre point, puisqu'il ne pleure pas; Car. moi, toutes les fois que j'ai du mal, je pleure. — Retourne à lui, mon fils; amène-le sur l'heure;
Je veux connaître ses besoins.
Son regard soucieux, son front ridé qui penche, Voilà de ses ennuis d'infaillibles témoins... Crois-moi, si par des pleurs la douleur ne s'épanche,
Mon fils, on n'en souffre pas moins. »