‹ Fables de P. LachambeaudieChapitre 13 sur 354 · LA CLOCHE ET LE BOURDON · texte numérisé non relu

LA CLOCHE ET LE BOURDON

A M. AlC. C II A II 0 DE NAVARRE.

Aux lours de Notre-Dame une Cloche sonnant,

Tintant, carillonnant, Aux offices communs appelait les fidèles; Mais elle se taisait aux tries solennelles. Prés de la, le Bourdon, grave, majestueux,

Dès longtemps gardait le silence.

La babillarde, un jour, d'un ton plein d'insolence,

Lui dit : « Lourd fainéant, tu t'endors en ces lieux, Tandis que de mes chants retentissent les cieux! » Ébranlant les échos des poudreuses murailles, « C'est vrai, dit le Bourdon, je sonne rarement: Mais j'annonce toujours d'augustes funérailles; Toujours ma voix se mêle à l'airain des batailles; Et toujours je salue un grand événement... »

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