‹ Fables de P. LachambeaudieChapitre 149 sur 354 · VENTS · texte numérisé non relu

VENTS

lie tous les coins du monde en leur antre assemblés,

Ont garanti les fleurs des ardeurs du soleil ;

Les Vents se racontaient leurs prouesses récentes.

J'ai caressé, dans leur sommeil,

Orgueilleux, ils disaicnl les éléments troublés,

Le pauvre laboureur, les tendres tourterelles;

Du désert les trombes brûlantes,

Pour les bergers et leurs troupeaux

Sur les Ilots les m. ils fracassés,

J'ai rafraîchi les purs ruisseaux... »

F.t dans les champs, moissons, arbres, toits renversés.

A cet aveu naïf du timide Zéphire,

Les brigands, au récit de semblables ravages,

On entend des éclats de rire,

Poussaient des hurlements sauvages.

Des houras, des mugissements,

Zéphire, d'épouvante et d'horreur interdit.

Capables d'ébranler jusqu'en leurs fondements

Se tenant à l'écart, n'avait encor rien dit.

Les plus solides tours, les plus altières cimes.

Interrogé par eux, enfin il répondit :

Lui, s'enfuyant, leur dit : « Soyez tiers de vos crimes;

«. Frères, mon haleine et mes ailes

Pour moi, je suis heureux des bienfaits que je rends. »

Page 1