LE UN BLANC ET LE UN KOI CE
Souvent les modérés, ce sont les furieux.
Mûri sur les coteaux qui longent la Dordognc, Le Vin blanc, d'un ton doucereux, linsi parle au Rouge bourgogne :
« Mou frère, la vive couleur
A toute àmc bien née inspire la terreur.
Quand tu verses la lave au peuple, dans l'orgie,
C'est du sang qui s'attache à la nappe rougie. De la pourpre dépouille-toi;
Deviens doux , incolore, innocent;, comme moi..
Le Bourgogne répond : « Ma flamme purpurine, En donnant la santé, chasse l'humeur chagrine. Ta blancheur n'est pas, certe, exempte de danger A la feinte douceur malheureux qui se fie! Elle irrite les nerfs jusques à la folie... Insulte à ma couleur, je n'en veux pas changer. »
Amis, tenons-nous a distance
De ces tempéraments faites et bilieux Qui sont tout miel, tout sucre en apparence Calme trompeur, dehors insidieux...
Souvent les modérés, ce sont les furieux.
ifiU RABLES DE