‹ Fables de P. LachambeaudieChapitre 228 sur 354 · LA TACHE ENLEVÉE · texte numérisé non relu

LA TACHE ENLEVÉE

Le long des boulevards un bohémien se poste, Voit un passant, l'accoste, El le saisit Par son habit.

« J'ai, dit-il, un savon de vertu sans pareille; Monsieur, laissez-moi faire, et vous verrez merveille. Disant ces mots, avec acharnement 11 frotte un coin du vêtement.

« Monsieur, une autre fois sachez me reconnaître!

Dit en riant le double traître.

I ii s'éloigne satisfait ;

Mais bientôt il voit, stupéfait, Avec l.i tache, hélas! l'étoffe disparaître.

L'n critique .. e, ixistarquo nouveau, Afin de l'épurer, à votre œuvre s'attache Craignez qu'en enlevant la Tache 11 n'enlève aussi le morceau.

lut;

KAI5LES DE l.ACII AM UEAUDIE.

LES ÉTREXNES.

A peine finissait décembre, De son père un enfant sans bruit gagne la chambre. « De mon amour, dit-il, acceptez le serment,

Et, s'il vous plait, donnez-moi mes Élrenncs... » Il croyait bien, le petit garnement S'en retourner les poches pleines.

Dans sa sagesse, hélas! son père ayant douté - De sa sincérité , Ne lui donna pas une obole.

« Si j'avais su cela, dit l'autre en s'en allant;

Et grommelant, Tu ne m'aurais pas vu ce soir, sur ma parole

Son pauvre' père l'entendit ;

Vous devinez ce qu'il lui dit...

Blâmons de cet enfant la conduite insensée Que l'amitié jamais ne soit intéressée.

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