V. I/Ifoninic et la Puce
Par des vœux importuns nous fatiguons les dieux, Souvent pour des sujets même indignes des hommes : Il semble que le ciel sur tous tant que nous sommes
1 C'est bien au conte de Peau-d'âne, écrit pour l'amusement des enfants, que la Fontaine/ait ici allusion, et non pas à lacent vingtneuvième nouvelle de Bonaventure des Periers, comme l'a prétendu un commentateur de notre poète. Perrault a mi> en vers le conte de Peau-d'âne, et il a été publié séparément avec la nouvelle de Grisélidis de Boccace, versifiée par le même auteur, mais postérieurement à cette laide. Ces contes de fées, rajeunis du temps de Louts \l\, mit une origine plus ancienne. Voyez les Lettres sur V origine de la féerie et sur les contes de fées attribues à Perrault. UBB, in- 1-2.
Soit obligé d'avoir incessamment les yeux, Et que le plus petit de la race mortelle, A chaque pas qu'il l'ait, à chaque bagatelle, Doive intriguer l'Olympe et tous ses citoyens, Comme s'il s'agissait des Grecs et des Troyens.
Un sot par une puce eut l'épaule mordue. Dans les plis de ses draps elle alla se loger. Hercule, ce dit-il, tu devais bien purger La terre de cette hydre au printemps revenue ! Que fais-tu, Jupiter, que du haut de la nue Tu n'en perdes la race afin de me venger !
Pour tuer une puce , il voulait obliger
Ces dieux à lui prêter leur foudre et leur massue.