‹ Fables et œuvres diverses de J. LaFontaineChapitre 203 sur 287 · LIVRE XI. EPILOGUE · texte numérisé non relu

LIVRE XI. EPILOGUE

La raison m'est chose inconnue.

Voyez que d'arguments il fit :

Quand ce peuple est pris , il s'enfuit ; Donc il faut le croquer aussitôt qu'on le happe. Tout! il est impossible. Et puis, pour le besoin ]N'eu dois-je point garder? donc il faut avoir soiu

De le nourrir sans qu'il échappe.

Mais comment? Otons-lui les pieds. Or, trouvez-moi Chose par les humains à sa fin mieux conduite ! Quel autre art de penser Aristote et sa suite1

Enseignent-ils. par votre foi?

Ceci n'est point une fable; et la chose, quoique merveilleuse et presque incroyable , est véritablement arrivée-. J'ai peut-être porté trop loin la prévoyance de ce hibou ; car je ne prétends pas établir dans les bêtes un progrès de raisonnement tel que celuici : mais ces exagérations sont permises à la poésie , surtout dans la manière d'écrire dont je me sers.

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