‹ Fables et œuvres diverses de J. LaFontaineChapitre 204 sur 287 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

C'est ainsi que ma muse , aux bords d'une onde pure ,

Traduisait en langue des dieux

Tout ce que disent sous les deux Tant d'êtres empruntants* la voix de la nature.

Truchement de peuples divers, Je les faisais servir d'acteurs en mon ouvrage.

Car tout parle dans l'univers :

1 La Fontaine fait ici allusion à l'Art de penser, composé par MM. de Port-Royal, Nicole et Arnruild.

2 II y a lieu de présumer que ce fait a été ou mal observé, ou exagéré. Voyez à ce sujet ['Histoire de la vie et des ouvrages de Jean de la Fontaine. in-8°, 3e édit , p. -27!t.

3 Cet épilogue termina pendant longtemps le recueil entier des fables de notre porte. Ce ne fui que quinze ans après sa première publication, eten 1694, qu'il donna sa dernière et cinquième partie, dont depuis on a forme le douzième livre de ses fables.

* Var. Dans les éditions modernes, empruntant ; mais cette règle de l'indéclinabi- Titi du participe, aujourd'hui invariable, n'existait pas lorsque la Fontaine écrivait ses fables, ou plutôt l'usage contraire prévalait.

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