‹ Fables et œuvres diverses de J. LaFontaineChapitre 244 sur 287 · I.c mol était se trouve encore ici sous-entendu · texte numérisé non relu

I.c mol était se trouve encore ici sous-entendu

- M1' Bousseau, procureur au parlement de Paris, occupait pour les traitants qui, ayant affermi'' les tailles, a va i eut droit aux amendes prononcées contre ceux qui cherchaient à se soustraire au payement de cet impôt. On le voit par la déclaration du 8 janvier 1661, eu il est dit que Mei Rousseau et du Caution seront tenus de mettre au greffe un état signé d'eux, contenant les noms de ceux qu'ils prétendent faire assigner comme usurpateurs de noblesse. (Note communiquée par M. de Monmerqué.)

■i II y a sausse, dans le manuscrit, et la Fontaine a mis à <l>-s>ctii deux 88, par licence poétique, et pour rimer aux yeux.

* Nous avons la certitude que la Fontaine s'est qualifié dû litre

Signés de moi , mais sans les avoir lus : Et lisez-vous tout ce qu'on vous apporte?

J'aurais signé ma mort de même sorte.

Voilà , seigneur, le fait en peu de mots.

Je vous arrête à d'étranges propos :

N'en accusez que ma raison troublée ;

Sous le chagrin mon âme est accablée ;

L'excès du mal m'ôte tout jugement.

Que me sert-il de vivre innocemment ,

D'être sans faste, et cultiver les Muses?

Hélas! qu'un jour elles seront confuses,

Quand on viendra leur dire en soupirant :

« Ce nourrisson que vous chérissiez tant,

« Moins pour ses vers que pour ses mœurs faciles,

« Qui préférait à la pompe des villes

« Vos antres cois, vos chants simples et doux,

« Qui dès l'enfance a vécu parmi vous,

« Est succombé sous une injuste peine ;

« Et, d'affecter une qualité vaine

« Repris à faux, condamné sans raison,

« Couvert de honte, est mort dans la prison! »

Voilà le sort que les dieux me promettent:

Et sous Louis ces choses se permettent,

Louis, ce sage et juste souverain!

Que ne sait-il qu'un arrêt inhumain

M'a condamné, moi qui n'ai point fait faute.

A quelle amende? Elle est, seigneur, si haute.

Qu'en la pavant je ne ferai point mal

De stipuler qu'au moins dans l'hôpital.

Puisqu'il ne faut espérer nulles grâces

Pour mon argent j'obtiendrai quatre places:

Thierry, qui constate que sa feu i ne a J™^™* parce qu'il

Une pour moi , pour ma femme une aussi , Pour mon frère1 une, encor que de ceci Il soit injuste après tout qu'il pâtisse ; Bref, pour mon fils2, y compris sa nourrice» Sans point d'abus les voilà justement, Comptant pour un la nourrice et l'enfant , Il est petit, et la chose est bien juste. Si toutefois notre monarque auguste Cassait l'arrêt, cela serait, seigneur, Selon mon sens, bien plus à son honneur. De lui parler je n'en vaux pas la peine. S'il s'agissait de quelque grand domaine , De quelque chose importante à l'État, Si c'était, dis-je, une affaire d'éclat, Je vous prierais d'implorer sa justice:

A ce défaut il est bon que j'agisse Près de celui qui dispose de tout, Qui par ses soins peut seul venir à bout3 De réformer, de rétablir la France , Chasser le luxe, amener l'abondance, Piendre le prince et les sujets contents. Mais il lui faut encore un peu de temps , Et le mal est que je ne puis attendre; Moi mort de faim, on aura beau m'apprendre L'heureux état où seront ces climats , Pour en jouir je ne reviendrai pas.

Demandez donc à ce ministre rare Que par pitié du reste il me sépare.

i Ce frère, nommé Claude delà Fontaine, et retiré à Nogent-l'Artaul, avait t'ait à notre poète, par acte sous seing: privé écrit de sa propre main , en date du 21 janvier 1649, donation de tous ses biens moyennant onze cents livres de pension.

- Il se nommait Charles de la Fontaine, et, d'après son extrait de baptême que nous avons sous les yeux, il était né le 8 octobre 1G33. Il avait donc alors neuf ans. Son parrain fut François de Maucroix, l'ami intime de notre poète; et sa marraine, Herbelin , femme de >r Jean Josse, avocat au parlement.

st Colbert que la Fontaine désigne ici.

Il le fera , n'en doutez point , seigneur.

Si votre épouse1 était même d'humeur

A dire encore un mot sur cette affaire ;

Comme elle sait persuader et plaire,

Inspire un charme à tout ce qu'elle dit,

Touche toujours le cœur quand et l'esprit2,

Je suis certain qu'une double entremise

De cette amende obtiendrait la remise.

Demandez-la, seigneur, et m'en croyez:

Mais que ce soit si bien que vous l'ayez ;

Et vous l'aurez; j'engage à votre altesse

Ma foi , mon bien , mon honneur, ma promesse ,

Que ce ministre, aimé de notre roi,

Si vous parlez, inclinera pour moi.

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