‹ Fables et œuvres diverses de J. LaFontaineChapitre 253 sur 287 · POUR MADAME LA PRINCESSE DE CONTI · texte numérisé non relu

POUR MADAME LA PRINCESSE DE CONTI

La déesse Conti3 m'est en songe apparue : Je la crus de l'Olympe ici-bas descendue. Elle étalait aux yeux tout un monde d'attraits , Et menaçait les cœurs du moindre de ses traits. Fille de Jupiter, m ecriai-je à sa nie, On reconnaît bientôt de quel sang vous sortez.

i On n'avait encore, dans l'ode, surpassé, ni même égalé Malherbe. Mais Jean-Baptiste Rousseau allait bientôt paraître : il avait seize ans lorsque la Fontaine écrivait cette épître.

i La Fontaine, dans le carnaval de 1G8G, avait vu la jeune princesse douairière de Conti parée, et prête à partir pour le bal. Il en rêva la nuit. Tel est le sujet de ces vers, qu'il envoya le jour suivant à la prince»!'. Voyez VHistoirede la vie et des ouvrages de la Fontaine, troisième édition, p. 493.

3 C'est de Marie-Anne ou Anne-Marie de Bourbon, (llle du roi et de mademoiselle de la Valliére, qu'il est ici question. Elle naquit le -2 octobre 1666, et mourut le .3 mai 1730. Alors veuve de Louis-Armand de Conti, elle était, lorsque la Fontaine composa cette pièce, princesse douairière de Conti; et on la désignait toujours ainsi, pour la distinguer de l'autre princesse de Conti, ou de Marie-Thérèse de Bourbon, petite-lille du grand Condé, mariée au prince de la Roche-SUr-Yon ou au «-rond prince de Conti, frère d'Armand.

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