‹ Fables et œuvres diverses de J. LaFontaineChapitre 265 sur 287 · IV. Illa ego quœ claris fueram prîelata puellis · texte numérisé non relu

IV. Illa ego quœ claris fueram prîelata puellis

HOMONÉE.

II. 0 mon cher époux! cessez de vous affliger; ne corrompez plus \a fleur de vos ans; ne fatiguez plus ma destinée par des plaintes continuelles : toutes les larmes sont ici vaines : on ne saurait émouvoir la Parque ; me voilà morte; chacun arrive à ce terme-là. Cessez donc, encore une fois : ainsi puissiez-vous ne sentir jamais une semblable douleur ! ainsi tous les dieux soient favorables à vos souhaits! et veuille la Parque ajouter à votre vie ce qu'elle a ravi à la mienne!

III. El toi qui passes tranquillement, arrête ici, je te prie, un moment ou deux, afin de lire ce peu de mots.

IV. Moi, celte Homonée, que préféra Atimète à des filles consi-

Sur le cœur cTAtimète acquit un doux empire, Qui tenait de Vénus la beauté de ses traits, De Pallas son savoir, des Grâces ses attraits , Gît sous ce peu d'espace en la tombe enserrée. Vingt soleils n'avaient pas ma carrière éclairée , Le sort jeta sur moi ses envieuses mains ; C'est Atimète seul qui fait que je m'en plains. Ma mort m'afflige moins que sa douleur amère.

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