‹ Fables et œuvres diverses de J. LaFontaineChapitre 266 sur 287 · V. O FEMME, QUE LA TERRE A TES OS SOIT LÉCtERE · texte numérisé non relu

V. O FEMME, QUE LA TERRE A TES OS SOIT LÉCtERE

Femme digne de vivre; et bientôt puisses-tl: Recommencer de voir les traits de la lumière, Et recouvrer le bien que ton coeur a perdu!

Hoc Homonœa brevi eondita sum tumulo.

Cui f'ormam Paphiae, Charités tribuere decorem,

Quam Pallas cunctis artibus erudiit.

Nondum bis denos œtas mea viderat annos

Injecere manus invida fata milii.

Nec pro me queror hoc : mihi morte est trislius ipsa,

Moeror Atimeti conjugis ille mihi.

V. Si* TIBl TERRA LEVIS, MULIER DIGXISSIMA VITA, Q.U.CQUE TUIS OLIM PERFRUERERE DOXIS ».

dérables; moi, à qui Vénus donna la beauté, les grâces, et tes agréments; que Pallas enfin acait instruite dans tous les arts, me voilà ici renfermée dans un monument de peu d'espace. Je n'avais pas encore vingt ans quand le sort jeta ses mains envieuses sur ma personne. Ce n'est pas pour moi que je m'en plains, c'est pour mon mari, de qui l-a douleur m'est plus difficile à supporter que ma propre mort.

V. QlE LA TERRE TE SOIT LÉGÈRE , Ô ÉPOUSE DJGSE DE RETOURNER A I. V VIE. ET DE RECOL\KER IN JOLR LE BIEX QUE TU AS PERDU !

1 Ce sont les vœux du public, ou de celui qui a élevé ce monument. (Note de la Fontaine). Wernsdoii attribue ces deux lignes à Atimète. Je crois que notre poète a mieux saisi le sens de l'inscription.

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