‹ Fables et œuvres diverses de J. LaFontaineChapitre 271 sur 287 · MONTANUS JULIUS · texte numérisé non relu

MONTANUS JULIUS

Sine me vocari pessimum, ut dives voccr. An dives, omnes quœrimus : ncmo an bonus

Accumulez sans fia , mettez sommes sur sommes : Vous serez honorés. On dit : A-t-il du bien ? L'on ne demande pas d'où , ni par quel moyen. Il n'est point d'infamie à l'indigence égale : Arrivons, s'il se peut, à notre heure fatale Étendus sur la pourpre, et non dans un grabat : Toute vie est cruelle en ce dernier état. L'opulence adoucit la mort la plus terrible. Qu'aux noeuds du parentage un autre soit sensible , Pour moi, j'enferme tout au fond de mon trésor. Si les yeux de Vénus brillent autant que l'or, Je ne m'étonne pas qu'on la dise si belle , Que tout lui sacrifie et soupire pour elle , Qu'ainsi que les mortels les dieux soient ses amants.

Je puiserai pour vous chez les vieux écrivains. Écoutez seulement leurs préceptes divins : Soyez-leur attentif, même aux choses légères; Rien chez eux n'est léger.

Non quare, et uude : quid habeas, tantum rogant

Ubique tanti quisque, quantum habuit, fuit.

Quid habere notis turpe sit, quœris? Nihil.

Aut dives opto vivere, aut pauper mori.

Bcnc morilur, qui, dum moritur, lucrum facit.

Pccunia ingeus generis humani bonum,

Cui non voluptas niatris, aut blandre polcst

Paresse prolis, non sacerjueritis parens.

Tam dulce si quid Veneris in vultu micat,

Merito illa amores cœlitum atque hominum movet.

Possum milita tibi velerum prœcepta referre Ni refugis, lenuesque piget coguoscere curas.

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