‹ Fables et poésies diversesChapitre 168 sur 257 · LE SERT EN T QUI CHANGE DE PEAU · texte numérisé non relu

LE SERT EN T QUI CHANGE DE PEAU

Dans son antichambre un ministre , Tendre à tout animal rampant, Faisait élever un serpent.

Le reptile , en son air sinistre , Portait l'empreinte des douleurs Dont sa vie était travaillée , Et qui de sa robe écaillée Ternissaient les vives couleurs.

En nœud replié sur lui-même , Sans énergie et sans ressort , Il semblait plus qu'à demi mort Dans son abattement extrême. « Il ne faut pas s'en étonner , « Me dit un vieux naturaliste ; « Si le pauvre diable est si triste , « On peut bien le lui pardonner.

« La belle saison va renaître ; « Pour reprendre un éclat pareil « A celui du nouveau soleil ,

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