‹ Fables et poésies diversesChapitre 171 sur 257 · LIVRE VIII · texte numérisé non relu

LIVRE VIII

« Toujours la force y règle et les droits et les rangs ; « Monseigneur le requin n'en est pas plus sensible , « Et n'en dîne pas moins aux dépens des harengs.

« Ces dauphins même , dont la danse

« Semble nous donner du répit,

« N'en ont que meilleur appétit.

« C'est d'eux qu'ici surtout se sauve ma prudence. « Suis-je au bal? y sont-ils , en leur mortel effroi , « Tant de petits poissons qui tremblent comme moi ? « Sont-ils heureux ? réponds. Je te prends pour arbitre ; " Prononce entre nous deux, toi qui fais le docteur,

« Et qui raisonnes comme une huître. »

Il avait bien raison ce hareng, cher lecteur :

Force à moi de le reconnaître.

Je raisonnais vraiment tout comme a raisonné , Comme raisonne encor tel badaud couronné , Qui de l'état jugeait et va juger peut-être

Sur ce qu'il voit de sa fenêtre.

FABLE XVJI1.

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