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En dépit d'Aristote.
« Aristote, dit La Fontaine, n'admet dans la fable que les
» animaux; il en exclut les hommes et les plantes. Cette règle » est moins de nécessité que de bienséance , puisque ni Ésope » ni Phèdre , ni aucun des fabulistes ne l'ont gardée — »
Quel que soit le poids d'une opinion d'Aristote, on peut oser la contrarier , quand on a pour soi Ésope , Phèdre , La Fontaine, et le sens commun.
Alexandre Humboldt ( le baron ).
Ses travaux sont trop connus pour que l'on en fasse l'objet de cette note. On ne veut y constater qu'un fait, c'est que l'hommage auquel ceci se rattache est un tribut de reconnaissance autant que d'admiration, et que, pendant la durée de la persécution dont on l'a honoré, l'auteur de ces fables n'a pas eu, près des ministres et des rois mêmes, d'avocat plus chaud et plus constant que M. Humboldt.
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Dans l'eau propice où l'art le baigne De ses défauts un jour se voit débarrassé.
En effet, les olives n'ont pas sur l'arbre cette saveur qui leur fait trouver place sur les tables les plus délicates. C'est à
l'aide de la préparation suivante qu'elles perdent l'amertume insupportable qui leur est naturelle.
« Quand les olives sont en état d'être confites, c'est-à-dire en juin ou en juillet, bien long-temps avant qu'elles soient propres à fournir de l'huile, on les cueille et on les met tremper quelques jours dans l'eau fraîche. Après les en avoir tirées, elles sont remises dans une autre eau préparée avec de la cendre de barille, ou de la soude, et de la cendre de noyaux d'olives brûlées, ou de la chaux; on les fait passer ensuite dans une seconde saumure faite d'eau et de sel, avec laquelle on les met dans les petits barils dans lesquels on les envoie ; mais pour leur donner cette pointe agréable qu'elles ont, on jette par-dessus une essence ordinairement composée de girofle, de cannelle , de coriandre et de fenouil.
« La composition de cette essence est une espèce de secret parmi ceux qui se mêlent de confire les olives, et l'on peut dire que c'est en cela que consiste toute l'habileté de ce commerce, le reste étant assez facile à faire. » (Voyez X Encyclopédie. )