‹ Fables et poésies diversesChapitre 26 sur 257 · LA COURONNE ET LE BONNET DE NUIT · texte numérisé non relu

LA COURONNE ET LE BONNET DE NUIT

Toi qui te dis mon camarade ,

Devrais-je ici te rencontrer,

Bonnet ridicule et maussade ?

Le jour, peux-tu bien te montrer,

Si ce n'est au front d'un malade ?

Quel espoir te retient céans ?

De l'indolence épais emblème ,

Te crois-tu chez ces fainéants

Qui te ceignaient pour diadème ?

Va, le prince à qui j'appartiens

Porte autrement qu'eux la couronne.

Vois tout l'éclat qui m'environne,

C'est de lui seul que je le tiens.

Actif dans la paix, dans la guerre,

Ce roi ne se repose guère ;

S'il me permet quelque repos ,

C'est lorsque , des mains de la Gloire ,

Il prend le casque des héros

Ou le laurier de la Victoire.

Page 1