‹ Fables et poésies diversesChapitre 28 sur 257 · DE L'INSTITUT · texte numérisé non relu

DE L'INSTITUT

L'astre du jour rentrait dans sa carrière ; Les Guèbres 22 l'adoraient. Quelle divinité, Disaient-ils à genoux , au sein de la poussière , Oserait avec toi disputer de beauté ?

Ton domaine est l'immensité !

Ta durée est l'éternité !

Et ta présence la lumière !

Rien de parfait que toi dans la nature entière.

Parfait ! dit un docteur à mes dévots surpris ,

Quoique aussi bien qu'un autre il baissât la paupière ;

Parfait ! y pensez-vous ? parfait ! Pauvres esprits !

Apprenez donc combien votre erreur est grossière ;

Sachez qu'en plus d'un point le soleil est taché.

Non , ce n'est pas tout or que ce roi des planètes.

A vos yeux , j'en conviens , ce mystère est caché ;

Mais il est clair pour nos lunettes.

5fc FABLES.

C'est peut-être y mal voir qu'y voir mieux qu'il ne faut. Censeurs trop scrupuleux , ma fable est votre histoire. Dans Delille, un Clément 3 a vu plus d'un défaut; Mais grâce à tout défaut qui se perd dans sa gloire.

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