LE COCHON ET LE GUEPIER
Don pourceau, lâché dans la plaine, S'émancipait à travers choux , Flairant, fouillant dans tous les trous , Et , dans l'espoir de quelque aubaine , Mettant tout sens dessus dessous.
Du fait sa noble espèce est assez coutumière. Or donc , après avoir ravagé maint terrier, Saccagé mainte fourmilière, Ecrasé mainte taupinière, Mon galant va dans un guêpier Donner la tête la première.
Vous devinez comment il y fut accueilli.
En un clin d'oeil son nez immonde, Par la peuplade furibonde , De toutes parts est assailli.
Malgré l'épais abri du lard qui l'environne, Ce pauvre nez paya pour toute la personne , Et fut par l'aiguillon chatouillé jusqu'au bout.
i iG FABLES.
Etourdis, prenez-y donc garde!
Vous voyez que Ion se hasarde A mettre ainsi le nez partout.