‹ Fables et poésies diversesChapitre 78 sur 257 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

Tandis que sur l'herbe étendu,

Au bord d'une onde enchanteresse,

Fuyant et la molle paresse

Et le travail trop assidu ,

Je ris de l'humaine faiblesse ,

Et j'use mes moments perdus

A médire de notre espèce ,

Mais non pas des individus ;

Qui peut troubler la paix du monde?

Contemplant les plaines de l'onde ,

L'Europe a réclamé ses droits.

Napoléon s'arme, il se lève,

Et dans sa main brille le glaive

Qui fait et qui défait les rois.

Dans les secrets de sa colère,

Imprudent qui veut pénétrer!

J'ignore en quels lieux de la terre

Albion va le rencontrer;

Mais quels honneurs, mais quelle^ gloire

Seraient promis à ma mémoire ,

Si je pouvais croire aujourd'hui ,

i58 FABLES.

Que mes rivaux dans l'art des fables Ne me sont pas plus redoutables Que l'univers entier pour lui 5 ■ !

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