‹ Fables et poésiesChapitre 108 sur 355 · LE FLEUVE CT LE RUISSEAU · texte numérisé non relu

LE FLEUVE CT LE RUISSEAU

A M. SCRIBR.

Éphémère enfant de l'orage, Du haut d'une montagne un ruisseau babillant,

SautUkmt, Arrive vers un fleuve et dit : « Il n'est pas sage

De s'épandre si largement ;

Tu ne traînes que de la vase,

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Et tu vas épuiser ta source en un moment. » A peine a-t-il fini sa phrase, Que dans le sable il disparaît,

Et le fleuve toujours laisse couler ses ondes Pures, abondantes, fécondes.

Scribe, dans ce ruisseau j'ai dépeint trait pour trait Ceux qui de tes écrits vont accusant le nombre. Mais toi, sans écouter leurs cris injurieux, Tu vois un juste oubli les couvrir de son ombre, Et tu nous enrichis de tes flots glorieux.

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