‹ Fables et poésiesChapitre 174 sur 355 · LE PAPILLON ET LE CHOU · texte numérisé non relu

LE PAPILLON ET LE CHOU

Un papillon volait, plus léger que le vent,

Du chèvrefeuille au lis, du jasmin à la rose. Le chou, qui le nourrit avant Sa brillante métamorphose,

« Viens, mon flis, lui dit-il, un instant pose-toi

Sur moi...

— Quoi! je m'abaisserais à ceux de ton espiVo. 0 race Informe, lourde, épaisse!

23i LIVRE IX.

Répond brutalcmciU le rival des zéphyrs.

Laisse-moi savourer, au gré de mes désirs,

Les sucs les plus exquis et les fleurs les plus belles. »

A ces mots, le chou repartit :

« Mon petit, Tu n'étais pas si fier quand, privé de 4es ailes, Glienille, tu rongeais mes feuilles maternelles. Mais, comme toi, plus d'un, il faut en convenir,

Osa, pendant le sort prospère.

Renier ses amis et rougir de son père. Et des bienfaits reçus perdit le souvenir. »

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