LE LIERRE ET LES DEUX ORHEAUX
A deux ormeaux voisins le lierre s'adressa, Demandant un appui pour sa tige flexible. L'un d'eux, trop fier, le repoussa ; Son compagnon se montra plus sensible.
Il en fut bien récompensé :
Plus lard, quand les hivers do leur souffle glacé
Venaient attrister la nature, L'arbuste l'entourait, Adèle, lui tressant
Une couronne de verdure ; L'autre, squelette aride, effrayait le passant.
Accueillons, pendant la jeunesse,
Les riantes illusions.
Malgré les mauvais jours et les déceptions, Les tendres sentiments reverdiront sans cesse.
Bravant l'injure des autans,
De souvenirs purs et constants
Ils pareront notre vieillesse.
Et feront de la vie un éternel printemps.