LES DEUX CHIENS
Gardiens d'un grand troupeau, deux matins vigoureux
Ainsi parlaient un jour entre eux :
« Frère, si les moutons s'écartaient dans la plaine. Au ciseau du tondeur s'ils refusaient leur laine, S'ils voulaient se soustraire au couteau du boucher. Que ferais-tu ? — Pour les remettre à l'ordre.
A belles dents j'irais les mordre,
Les harceler, les écorcher...
— De tels projets aux miens sont tout à fait contraires Des loups et des voleurs préservons les troupeaux ; Ne tournons pas contre eux nos gueules meurtrières ; Soyons leurs défenseurs et non pas leurs bourreaux. >»