‹ Fables et poésiesChapitre 186 sur 355 · LES DEUX CHIENS · texte numérisé non relu

LES DEUX CHIENS

Gardiens d'un grand troupeau, deux matins vigoureux

Ainsi parlaient un jour entre eux :

« Frère, si les moutons s'écartaient dans la plaine. Au ciseau du tondeur s'ils refusaient leur laine, S'ils voulaient se soustraire au couteau du boucher. Que ferais-tu ? — Pour les remettre à l'ordre.

A belles dents j'irais les mordre,

Les harceler, les écorcher...

— De tels projets aux miens sont tout à fait contraires Des loups et des voleurs préservons les troupeaux ; Ne tournons pas contre eux nos gueules meurtrières ; Soyons leurs défenseurs et non pas leurs bourreaux. >»

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