‹ Fables et poésiesChapitre 48 sur 355 · LES GRENOUILLES ET LES NUAGES · texte numérisé non relu

LES GRENOUILLES ET LES NUAGES

C'était un soir d'été ; d'électriques nuages , Apportant dans leur sein l'ouragan destructeur,

Partout répandaient la terreur.

Les grenouilles soudain , au fond des marécages , De leurs coassements font retentir les airs. « C'est choisir à propos l'heure de vos concerts ! Leur dit un campagnard ; osez-vous, inhumaines , Chanter quand les torrents vont ravager nos plaines?

— Oui, nous chantons, en vérité, Car l'ouragan par vous si redouté Doit de flots bienfaisants enrichir nos domaines. >>

Ainsi , toujours quelqu'un sait exploiter pour lui Les désastres publics , la commune détresse ; Ainsi dans les larmes d'autrui Quelqu'un trouve toujours des sujets d'allégnîsse.

7i LIVRE III.

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