‹ Fables. IllustréesChapitre 111 sur 166 · Livre J^ewième · texte numérisé non relu

Livre J^ewième

Qu'Amour fait ; témoin telle et telle.

Mais ceci soit dit entre nous.

On tient toujours du lieu dont on vient. Cette fable Prouve assez bien ce point ; mais, à la voir de près, Quelque peu de sophisme entre parmi ses traits : Car quel époux n'est point au Soleil préférable En s'y prenant ainsi ? Dirai-je qu'un géant Est moms fort qu'une puce ? Elle le mord pourtant. Le rat devait aussi renvoyer, pour bien faire,

La belle au chat, le chat au chien.

Le chien au loup. Par le moyen

De cet argument circulaire, ^-

Pilpay jusqu'au Soleil eût enfin remonté ; Le Soleil eût joui de la jeune beauté. Revenons, s'il se peut, à la métempsycose : Le sorcier du bramin fit sans doute une chose Qui, loin de la prouver, fait voir sa fausseté. Je prends droit là-dessus contre le bramin même ;

Car il faut, selon son système.

Que l'homme, la souris, le ver, enfin chacun Aille puiser son àme en un trésor commun :

Toutes sont donc de même trempe ;

Mais, agissant diversement

Selon l'organe seulement.

L'une s'élève, et l'autre rampe.

D'où vient donc que ce corps si bien organisé

Ne put obliger son hôtesse De s'unir au Soleil ? Un rat eut sa tendresse.

Tout débattu, tout bien pesé.

Les âmes des souris et les âmes des belles

Sont très différentes entre elles : Il en faut revenir toujours à son destin. C'est-à-dire à la loi par le ciel établie :

Parlez au diable, employez la magie.

Vous ne détournerez nul être de sa fin.

VSSf

if?«

Tjjbles de L-7 To-NTJJmB

Ur-RB J^EUVIÈME -

Page 1