‹ Fables. IllustréesChapitre 14 sur 166 · LE RENARD ET LA CIGOGNE · texte numérisé non relu

LE RENARD ET LA CIGOGNE

Compère le renard se mit un jour en (rais,

l.t retint a tliner commère la cigogne.

Le régal fut petit et sans beaucoup d'apprêts :

Le galant, pour toute besogne, Avait un brouet clair ; il vivait chichement. Ce brouet fut par lui servi sur une assiette : La cigogne au long bec n'en put attraper miette ; Lt le drôle eut lape le tout en un moment.

Pour se venger de cette tromperie, A quelque temps de la, la cigogne le prie. Volontiers, lui dit-il ; car avec mes amis Je ne fais point cérémonie.

A l'heure dite, il courut au logis De la cigogne son hôtesse ; Loua très fort sa politesse ; Trouva le diner cuit a point : Bon appétit surtout ; renards n'en manquent point. Il re rejouissait à l'odeur de la viande Mise en menus morceaux, et (|U il croyait friande.

On servit, pour 1 embarrasser.

En un vase à long bec et d'ctroite embouchure. Le bec de la cigogne y pouvait bien passer. Mais le museau du sire était d'autre mesure, il lui fallut a jeun retourner au logis, Honteux comme un renard qu'une poule aurait pri? Serrant la queue, et portant bas l'oreille, ri'ompeurs, c'est pour vous que j'écris : Attendez-vous a la pareille.

JL

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FABLES DE La FONT.IINE

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