LA MONTAGNE QUI ACCOUCHE
Une montagne, en mal d'enfant,
Jetait une clameur si haute
Que chacun, au bruit accourant.
Crut qu'elle accoucherait, sans faute, D une cité plus grosse que Paris :
Elle accoucha d'une souris.
Quand je songe à cette fable.
Dont le récit est menteur
Et le sens est véritable.
Je me figure un auteur Qui dit : Je chanterai la guerre Que firent les Titans au maître du tonnerre. C est promettre beaucoup : mais qu'en sort-il souvent } Du venl.
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L'avarice perd tout en voulant tout gagner.
Je ne veux, pour le témoigner, Que celui dont la poule, à ce que dit la fable,
Pondait tous les jours un œuf d'or.
Il crut que dans son corps elle avait un trésor; Il la tua, l'ouvrit, et la trouva semblable A celles dont les œufs ne lui rapportaient rien, S'étant lui-même Ole le plus beau de son bien.
Belle leçon pour les gens chiches !
Pendant ces derniers temps, combien en a-t-on vus. Qui du soir au matin sont pauvres devenus.
Pour vouloir trop tôt être riches !
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