‹ Fables (volume 2)Chapitre 134 sur 193 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

C'estainsiquema muse, aux bords d'une onde pure,

Traduisoit en langue des dieux

Tout ce que disent sous les cieux Tant d'êtres empruntant la voix de la nature.

Truchement de peuples divers, Je les faisois servir d'acteurs en mon ouvrage :

Car tout parle dans l'univers;

Il n'est rien qui n'ait son langage.

Plus éloquents chez eux qu'ils ne sont dans mes vers. Si ceux que j'introduis me trouvent peu fidèle, Si mon œuvre n'est pas un assez bon modèle,

J'ai du moins ouvert le chemin :

D'autres pourront y mettre une dernière main. Favoris des neuf sœurs, achevez l'entreprise : Donnez mainte leçon que j'ai sans doute omise: Sous ces inventions il faut l'envelopper. Mais vous n'avez que trop de quoi vous occuper: Pendant le doux emploi de ma muse innocente, Louis dompte l'Europe; et, d'une main puissante, Il conduit à leur fin les plus nobles projets

Qu'ait jamais formés un monarque.

Favoris des neuf sœur8, ce sont là i\cs sujets Vainqueurs du Temps et île la Parque',

1 Après des campagnes brillantes, Louis XIV a\oit dicté à Nimègue le:> conditions de la paix auxquelles l'Europe se soumit; et ce fut l'année d'après qui suivit la publication de cette quatrième partie des fables de notre poëte, c'est-à-dire en 1680, que les étrangers eux-mêmes commencèrent à donner à Louis XIV le surnom de Grand-

fin DU ONZIEME I.I\RF.

A MONSEIGNEUR

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