‹ Fables (volume 2)Chapitre 151 sur 193 · LIVRE XII · texte numérisé non relu

LIVRE XII

Mit eu combustion la salle et la cuisiuc : Chacun se déclara pour sou chat, pour sou chien. On Ht un règlement dont les chats se plaignirent.

Et tout le quartier étourdirent.

Leur avocat disoit qu'il falloit bel et bien Recourir aux arrêts. En vain ils les cherchèrent Dans un coin où d'abord leurs agents les cachèrent :

Les souris enfin les maugèrent.

Autre procès nouveau. Le peuple souriquois En pâtit : maint vieux chat, fin, subtil, et narquois, Et d'ailleurs en voulant à toute cette race,

Les guetta, les prit, fit main basse.

Le maître du logis ne s'en trouva que mieux.

J'en reviens à mon dire. On ue voit sous les cieux Nul animal, nul être, aucune créature.

Qui n'ait son opposé ' : c'est la loi de ualure : D'eu chercher la raison, ce sont soins superflus. Dieu fit bien ce qu'il fit, et je n'eu sais pas plus.

Ce que je sais, c'est qu'aux grosses paroles On envient, sur un rien, plus des trois quarts du temps. Humains, il vous faudrait encore à soixante ans Renvoyer chez les barbacoles2.

1 • Toutes choses corporelles ou spirituelles ont chacune ' leurs contraires ou leurs sympathisantes. -

L'Astrée, première partie.

2 Coste explique ce mot de la manière suivante : -Terme « plaisant et burlesque emprunté des Italiens, qui l'ont

FABLE IX

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