‹ Fables (volume 2)Chapitre 22 sur 193 · LES DEUX COQS · texte numérisé non relu

LES DEUX COQS

Deux coqs vivoient en paix : nue poule survint,

Et voilà la guerre allumée.

Amour, tu perdis Troie ! et c'est de toi que vint

Cette querelle envenimée Où du sang des dieux même ou vit le Xauthe teiut. Longtemps entre nos coqs le combat se maintint; Le bruit s'en répandit par tout le voisinage. La geut qui porte crête au spectacle accourut ,

Plus d'une Hélène au beau plumage Fut le prix du vainqueur. Le vaincu disparut : Il alla se cacher au fond de sa retraite ,

Pleura sa gloire et ses amours, Ses amours qu'un rival, tout fier de sa défaite, Possédoit à ses yeux. Il vovoit tous les jours Cet objet rallumer sa haine et son courage ; Il aiguisoit son bec, battoit l'air et ses flancs ,

Et, s'exerçant contre les vents,

S'armoit d'une jalouse rage.

Il u'cu eut pas besoin. Son vainqueur sur les toits

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