LIVRE VIII, FABLE XXIII
Lui fit croire d*abord ce trajet fort facile : Point de bords escarpés, un sable pur et net.
Il entre ; et son cheval le met A couvert des voleurs, mais non de Tonde noire :
Tous deux au Styx allèrent boire ;
Tous deu;[, à nager malheureux, Allèrent traverser, au séjour ténébreux.
Bien d'autres fleuves que les nôtres.
Les gens sans bruit sont dangereux :
Il n'en est pas ainsi des autres.
L'Éducation.*
Laridon et César, frères dont Torigine
Venoit de chiens fameux, beaux, bien faits, et hardis,
A deux maîtres divers échus aux temps jadis ,
Hantoient , Fuh les forêts , et l'autre la cuisine.
Ils avoient eu d'abord chacun un autre nom ;
Mais la diverse nourriture Fortifiant en l'un cette heureuse nature , En l'autre l'altérant, un certain marmiton
Nomma celui-ei Laridon.
Son frère , ayant couru mainte haute aventure , Mis maint cerf aux abois, maint sanglier abattu , Fut le premier César que la gent chienne ait eu. On eut soin d'empêcher qu'une indigne maîtresse Ne fit en ses enfants dégénérer son sang.
* Plutabquv, Comment il faut nourrir le» enfants, et Apophthegmes lacédémonien*.
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