LIVRE VIII, FABLE XIII
Est ennuyeui et fade: on s'onblie, on se plaît
Tonte seule en une forêt.
Se mire-rt-on près d'un rivage , Ce n*est pas soi qu'on voit*; on ne voit qu'une image Qui sans cesse revient, et qui suit en tous lieux :
Pour tout le reste on est sans yeux.
Il est un berger du village DontJ'abord , dont la voix , dont le nom fait rougir :
On soupire à son souvenir ; On ne sait pas pourquoi , cependant on soupire , On a peur de le voir, encor qu'on le désire.
Amarante dit à l'instant :
Oh I oh ! c'est là ce mal que vous me prêchez tant ! n ne m'est pas nouveau ; je pense le connottre.
Tircis à son but croyoit être , Quand la belle ajouta : Voilà tout justement
Ce que je sens pour Clidamant.
L'autre pensa mourir de dépit et de honte.
Il est force gens conime lui , Qui prétendent n'agir que pour leur propre compte , Et qui font le marché d'autrui.
'^■Pjjumgy ^^^^^^ ^^^JiSJLASisO'''
Les Obsèques de )a Lionne.*
La femme da lion mourut ;
Aussitôt chacun accourut
Pour s'acquitter envers le prince De certains compliments de consolation ,
Qui sont surcroît d'affliction.
Il fit avertir sa province
Que les obsèques se feroient Un tel jour, en tel lieu ; ses prévôts y seroient
Pour régler la cérémonie ,
Et pour placer la compagnie.
Jugez si chacun s'y trouva.
Le prince aux cris s'abandonna ,
Et tout son antre en résonna :
Les lions n'ont point d'autre temple.
On entendit, à son exemple , Rugir en leur patois messieurs les courtisans.
• Ab«temlus, I4, 8, de Leone irato contra Cervum lœntm morte Leœno'.
'^':i^ <Q:f\SmkM'^& "^^'^^ ^Â. )v'J.Cj-^'A^)i^,