D'ÉPHÈSE
Si la doalear doit s'exprimer si bien.
Encore an antre mort faisoit sa résidence Non loin de ce tombeau, mais bien différemment ,
Car il n*avoit pour monument
Que le dessous d'une potence :
Pour exemple aux voleurs on l'avoit là laissé.
Un soldat bien récompensé
Le gardoit avec vigilance.
Il étoit dit par ordonnance Que si d'autres voleurs, un parent, un ami , L'enlevoient, le soldat, nonchalant, endormi,
Rempliroit aussitôt sa place.
C'étoit trop de sévérité :
Mais la publique utilité Défendoit que l'on fît au garde aucune grâce. Pendant la nuit il vit aux fentes du tombeau Briller quelque clarté , spectacle assez nouveau. Curieux, il y court, entend de loin la dame
Remplissant l'air de ses clameurs, n entre , est étonné , demande à cette femme
Pourquoi ces cris, pourquoi ces pleurs.
Pourquoi cette triste musique, Pourquoi cette maison noire et mélancolique. Occupée à ses pleurs, à peine elle entendit
Toutes ces demandes frivoles.
Le mort pour elle y répondit :
Cet objet , sans autres paroles,
Disoit assez par quel malheur La dame s'enterroit ainsi toute vivante. Nous avons fait serment, ajouta la suivante ,