‹ Fables (volume 4)Chapitre 103 sur 149 · LE PAYSAN DU DANUUR · texte numérisé non relu

LE PAYSAN DU DANUUR

Il ne faut point juger des gens sur l'apparence. Le conseil en est bon ; mais il n'est pas nouveau.

Jadis l'erreur du souriceau •Nie servit à prouver le discours que j'avance :

J'ai, pour le fonder à présent, Le bon Socrate, Ésope, et certain paysan Des rives du Danube, homme dont Marc-Anrèle '

Nous fait un portrait fort fidèle.

On connoît les premiers: quant à l'autre, voici

Le personnage en raccourci.

Son menton nourrissoit une barbe touffue ;

Toute sa personne velue Représentoit un ours, mais un ours mal léché : Sous un sourcil épais il avoit l'œil caché,

» 11 n'y a rien qui soit relatif à cet apologue dans ce qui nous reste de Marc-Aurèle : c'est une fiction de Guevara, qui a cru devoir attribuer ce récit à cet empereur. (W.)

Page 1