LES DEUX COQS
Deux coqs vivoient en paix : une poule survint,
Et voilà la guerre allumée.
Amour, tu perdis Troie! et c'est de toi que vint
Cette querelle envenimée Où du sang des dieux même on vit le Xanthe teint. Longtemps entre nos coqs le combat se maintint ; Le bruit s'en répandit par tout le voisinage. La geiit qui porte crête au spectacle accourut ,
Plus d'une Hélène au beau plumage Fut le prix du vainqueur. Le vaincu disparut : Il alla se cacher au fond de sa retraite ,
Pleura sa gloire et ses amours , Ses amours qu'un rival, tout fier de sa défaite, Possédoit à ses yeux. Il voyoit tous les jours Cet objet rallumer sa haine et son courage ; Il aiguisoit son bec, battoit l'air et ses flancs ,
Et, s'exerçant contre les vents,
S'armoit d'une jalouse rage.
Il n'en eut pas besoin. Son vainqueur sur le» toits