‹ Fables (volume 4)Chapitre 30 sur 149 · LIVRE Vlil · texte numérisé non relu

LIVRE Vlil

Je t'ai fait voir les camarades, Ou morts, ou mourauts, ou malades :

Qu'est-ce que tout cela, qu'un avertissemcul? Allons, vieillard, et sans réplique.

Il n'importe ù la république Que tu fasses ton testament.

La Mort avoit raison; je voudrois qu'à cet âge On sortît de la vie ainsi que d'un banquet, Remerciant son hôte, et qu'on fît son paquet : Car de combien peut-on retarder le voyage ? Tu murmures, vieillard! vois ces jeunes mourir;

Vois-les marcher, vois-les courir A des morts, il est vrai, glorieuses et belles, Mais sures cependant, et quelquefois cruelles. J'ai beau te le crier; mon zèle est indiscret : Le plus semblable aux morts meurt le plus à regret.

FABLE II

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