‹ Fables (volume 4)Chapitre 71 sur 149 · LE MILAN ET LE ROSSIGNOL · texte numérisé non relu

LE MILAN ET LE ROSSIGNOL

Après que le milan, manifeste voleur, Eut répandu l'alarme en tout le voisinage.

LIVIIR IX. 137 Et fait crier sur lui les enfants du viHa(je, Un rossi{jnol tomba dans ses mains par malheur. Le héraut du printemps lui demande la vie. Aussi bien, que manger en qui n'a que le son?

Écoutez plutôt ma chanson :

Je vous raconterai Térëe et son envie. — Qui Térée? est-ce un mets propre pour les milans? — Non pas ; c'étoit un roi dont les feux violents Me firent ressentir leur ardeur criminelle'. Je m'en vais vous en dire une chanson si belle Qu'elle vous ravira : mon chant plaît à chacun.

Le milan alors lui réplique:

Vraiment, nous voici bien! lorsque je suis à jeun,

Tu me viens parler de musicpie ! — J 'en parle bien aux rois. — Quand un roi te prendra,

Tu peux lui conter ces merveilles :

Pour un milan, il s'en rira.

Ventre affamé n'a point d'oreilles.

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FABLE XIX

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