BELLE TÊTE, DIT-IL, MAIS DE CERVELLE POINT (P
Ne qnitterez-vous point ce séjour solitaire? Ah ! reprit Philomèle, en est-iLde plus doux? Progné lui repartit : Eh quoi? cette musique.
Pour ne chanter qu'aux animaux.
Tout au plus à quelque rustique?
I.e désert est-il fait pour des talents si beaux? Venez faire aux cités éclater leurs merveilles.
Aussi bien, en voyant les bois, Sans cesse il vous souvient que Térée autrefois.
Parmi des demeures pareilles, Exerça sa fureur sur vos divins appas.
Et c'est le souvenir d'un si cruel outrage Qui fait, reprit sa sœur, que je ne vous suis pas :
En voyant les hommes, hélas !
Il m'en souvient bien davantage.
XVI — La Femme noyée,
JE ne suis pas de ceux qui disent : Ce n'est rien, C'est une femme qui se noie.
Je dis que c'est beaucoup ; et ce sexe vaut bien
Que nous le regrettions, puisqu'il fait notre joie.
Ce que j'avance ici n'est point hors de propos, Puisqu'il s'agit, en cette fable.
D'une femme qui dans les flots
Avait fini ses jours par un sort déplorable. Son époux en cherchait le corps.
Pour lui rendre, en cette aventure, Les honneurs de la sépulture.
Il arriva que, sur les bords Du fleuve auteur de sa disgrâce».
Des gens se promenaient ignorant l'accident. Ce mari donc leur demandant
S'ils n'avaient de sa iemme aperçu nulle trace ;
Nulle, reprit l'un d'eux ; mais cherchez-la plus bas Suivez le fil de la rivière.
Un autre repartit : Non, ne le suivez pas, Rebroussez plutôt en arrière :
Quelle que soit la pente et i'inciir;:,tion*