‹ FablesChapitre 192 sur 343 · LE RAT ET L'HUITRE · texte numérisé non relu

LE RAT ET L'HUITRE

Un rat, hôte d'un champ, rat de peu de cervelle, Des lares paternels un jour se trouva soûl.

Il laisse là le champ, le grain et la javelle, Va courir le pays, abandonne son trou.

Sitôt qu'il fut hors de la case :

Que le monde, dit-il, est grand et spacieux ! Voilà les Apennins, et voici le Caucase !

La moindre taupinée était mont à ses yeux.

Au bout de quelques jours, le voyageur arrive En un certain canton où Téthys sur la rive Avait laissé mainte huitre ; et noire rat d'abord .Grut\oir, en les voyant, des vaisseaux de haut bord. Certes, dit-il, mon père était un pauvre sire ! Il n'osait voyager, craintif au dernier point. Pour moi, j'ai déjà vu le maritime empire :

J'ai passé les déserts, mais nous n'y bûmes point. D'un certain ma pister le rat tenait ces choses,

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