PREFACE XV
adressa à Florian quelques vers que nous avons également publics, en même temps que plusieurs lettres de Boissy d'Anglas à M"^^ de Vimeux, et desquelles il résulte que cette dernière ne contribua pas peu, par ses conseils, à tourner Florian vers la composition des fables. Du reste, nous sommes tenté de croire que, de même quil avait peint le duc de Penthièvre dans le Bon Père, de même, sous les traits de la Bonne Mère, Florian a voulu représenter M'"^ de Vimeux, qui jouait aussi un rôle dans certaines œuvres dramatiques de notre auteur, et s'en acquittait à merveille.
Au surplus, dès l'âge de treize ans, Florian avait débuté dans les lettres, — et quel début ! — // avait conimencé par la composition d'un Sermon sur la MORT. Mais hâtons -nous de dire que ce travail ne fut pas le résultat de son choix, de ses préférences. Il était alors dans les pages, et il avait été poussé à la chose par suite d'un défi que lui avait porté le duc de Penthièvre, en présence du curé de Saint- Eustache, qui fut bien près de prononcer en chaire cette curieuse élucubration funèbre peu connue, à laquelle nous allons emprunter quelques lignes pour l'édification du lecteur.
« La mort est partout. Elle est dans les titres que l'ambitieux cherche à obtenir, elle est dans les richesses que l'avare entasse, elle est dans les plaisirs que le voluptueux croit goûter... Ce grand de la terre