‹ Fables (volume 2)Chapitre 13 sur 136 · XVI PREFACE · texte numérisé non relu

XVI PREFACE

qui, fier de sa haute naissance, de ses dignités, se croit pétri d'un limon plus noble que le mien ; ce grand à qui nous payons le prix de ce qu'ont fait ses aïeux et qui ose regarder nos hommages comme un tribut qu'il nous imposa le jour de sa naissance; ce grand doit tout à la mort... Cet avare qui a passé sa vie à diminuer ses besoins, qui a oublié que Dieu ne Vavait fait riche que pour soulager le pauvre, cet avare est enfin parvenu à étouffer la nature. L'affreuse habitude de repousser les malheureux l'a rendu sourd à leurs plaintes, etc.. « '.

Cette composition est intéressante, en ce quelle nous initie aux inclinations, aux pensées secrètes de Florian, dans un âge bien tendre encore et à une époque, — circonstance aggravante ! — où il était page. On y voit poindre déjà cet esprit de fière indépendance et de douce humanité dont il devait plus tard donner des preuves, soit dans les actes privés de sa vie, soit dans ses productions littéraires, et surtout dans ses Fables.

Quoi qu'il en soit, par bonheur pour lui comme pour nous, il ne persista pas dans cette littérature d' outre-tombe , et l'avenir nous réservait de voir naître sous sa plume, et à de courts intervalles, les œuvres les plus intéressantes, les plus variées.

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