‹ Fables (volume 2)Chapitre 15 sur 136 · PRÉFACE XIX · texte numérisé non relu

PRÉFACE XIX

En somme, les écrits de Florian se distinguent généralement par le tact, par i élégance, par la mesure ; il y mettait en outre une pointe de finesse spirituelle jusque dans les choses du sentiment, et l'on peut dire même que sa bonté native était relevée par un grain de malice. C'est surtout dans ses Fables, ainsi que nous allons le voir, que ces différentes dispositions de son esprit se sont fait jour.

De tous les critiques qui, à diverses époques, ont rendu compte des Fables de Florian, La Harpe est assurément celui qui a porté le jugement le plus exact, le plus indépendant sur cette ingénieuse production.

« Des nombreux recueils de fables, dit-il, qui ont paru dans le XYIW siècle, celui-ci me paraît le meilleur ; c'est celui où // me semble que l'on a le mieux saisi le véritable esprit et le ton de la fable. La morale en est généralement bien choisie et bien adaptée au sujet. Il ne s'agit pas du mérite de l'invention ; l'auteur avoue lui-même, dans un discours préliminaire, qu'il a emprunté d'Esope, de Pilpaï, de Gay, des fabulistes allemands, et surtout d'un poète espagnol [Iriarte), qui lui a fourni les apologues

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