I. Histoire des membres de l'Académie française, t. III
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parés avec celui de La Fontaine : vous trouverez la même morale, la même image, la même marche, presque les mêmes expressions ; cependant les deux fables de Boileau et de Rousseau sont au moins très médiocres, et celle de La Fontaine est un chefd'œuvre.
« La raison de cette différence nous est parfaitement développée dans un excellent morceau sur la fable, de M. MarmonteP.
II n'y donne pas les moyens d'écrire de bonnes fables, car ils ne peuvent pas se donner; il n'expose point les principes, les règles qu'il faut observer, car je répète que dans ce genre il n'y en a point ; mais il est le premier, ce me semble, qui nous ait expliqué pourquoi l'on trouve un si grand charme à lire La Fontaine, d'où vient l'illusion que nous cause cet inimitable écrivain. « Non seule- ((. ment, dit M. Marmontel, La Fontaine a « ouï dire ce qu'il raconte, mais il l'a vu, il « croit le voir encore. Ce n'est pas un poète