‹ FablesChapitre 147 sur 172 · I. L* ABEILLE ET LE MOUCHERON · texte numérisé non relu

I. L* ABEILLE ET LE MOUCHERON

A M. AVm%Mm ROIJliSET,

Fabuliste lyonnais.

L'aube à peine blanchit les cieux ; Sur les fleurs une abeille vole.

Et, plongeant dans chaque corolle, Elle y puise un suc précieux.

(X Prends garde à toi, sœur téméraire, Lui dit un prudent moucheron ; Plus d'une fleur contient; dit-on, Du poison. — Oh ! je sais extraire Le miel sans toucher au poison. »

Comme elle, ami, de toutes choses, — Livres, systèmes, fleurs écloses, — Sachons ne prendre que le bon.

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