I. L* ABEILLE ET LE MOUCHERON
A M. AVm%Mm ROIJliSET,
Fabuliste lyonnais.
L'aube à peine blanchit les cieux ; Sur les fleurs une abeille vole.
Et, plongeant dans chaque corolle, Elle y puise un suc précieux.
(X Prends garde à toi, sœur téméraire, Lui dit un prudent moucheron ; Plus d'une fleur contient; dit-on, Du poison. — Oh ! je sais extraire Le miel sans toucher au poison. »
Comme elle, ami, de toutes choses, — Livres, systèmes, fleurs écloses, — Sachons ne prendre que le bon.